28/08/2014

Pourquoi le chiffre du chômage de Pôle Emploi est déconnecté de la réalité

chomage-pole-emploi.jpgLe ministère du Travail a dévoilé fin août un chiffre qui ne reflète rien si ce n’est ce que le gouvernement accepte d’assumer. En effet, les chiffres avancés faisaient état de 26 100 nouveaux demandeurs d’emploi en juillet 2014, demandeurs d’emploi figurant en catégorie A, c’est-à-dire uniquement des gens qui recherchent activement un CDI. La hausse du chômage, si elle est réelle, est donc atténuée et les véritables chiffres du chômage, masqués.

 

Des chiffres qui ne reflètent que partiellement la réalité 

Les chiffres présentés par le Ministère du Travail souffrent d’un gros manque de crédibilité. En effet, alors que le Ministère prétend dévoiler les chiffres du chômage, il ne fait que dévoiler le chiffre de chômeurs de « catégorie A » inscrits à Pôle Emploi. Autant dire que les données annoncées ne correspondent en rien au véritable chiffre du chômage aujourd’hui. En effet, que fait-on des gens qui ne sont pas inscrit à Pôle Emploi ? C’est un cas de figure qui se présente fréquemment pour les professions libérales par exemple, qui possèdent une représentation du chômage différente de celle des salariés.  Une absence de clients ne sera pas vécue comme du chômage pour beaucoup d’entre eux.

Admettons que l’intégration des non-inscrits à Pôle Emploi soit négligeable dans les chiffres du chômage (ce qui ne peut pas être vérifié), il n’en demeure pas moins qu’il existe de très nombreux chômeurs inscrits dans des catégories différentes, de B jusqu’à E. Pour ne parler que des catégories B et C par exemple, ces catégories rassemblent des chômeurs qui ont travaillé environ 78h dans le mois, ce qui suffit à les cataloguer en « activité réduite ». Les limites arbitraires de la définition du chômage laissent donc de côté une grande partie des chômeurs métropolitains, mais aussi les chômeurs de l’outre-mer, 265 000 personnes, excusez du peu…

Pôle Emploi, un gouffre financier à réformer

Les chiffres du chômage sont biaisés, et cela à des fins politiciennes, le débat n’est même plus d’actualité. Ce ne sont pas 3,4 millions de chômeurs que comptent la France, mais l’on s’approcherait plus probablement de 6 millions, si ce n’est plus. A partir de la, un fait étrange est souvent constaté : en France, plusieurs centaines de milliers d’emplois sont à pourvoir, mais demeurent vacants. Les formations dispensées ne sont peut être plus adaptées, mais en plus de toutes les raisons que l’on pourrait invoquer, il est clair que le fonctionnement de Pôle Emploi ne facilite pas les choses.

La condition sine qua non pour être inscrit à Pôle Emploi est de chercher activement un emploi. Une condition qui par exemple, ne serait pas toujours respectée, selon François Rebsamen. « Je demande à Pôle Emploi de renforcer les contrôles pour être sûr que les gens cherchent bien un emploi » a t-il affirmé. Sinon, « il faut qu’il y ait, un moment, une sanction ». « C’est négatif, pour ceux qui recherchent des emplois, d’être à côté de personnes qui ne cherchent pas d’emploi », a t-il conclu. Un meilleur suivi est donc de mise à Pôle Emploi, suivi qui devrait résoudre ce problème des 350 000 emplois en France qui ne trouvent pas preneurs alors même que les locaux de Pôle Emploi ne désemplissent pas. 

 

 

12:14 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

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