15/10/2014

Les étudiants ont de plus en plus de mal à financer leurs études

url.jpgIl est bien connu que les étudiants n’ont jamais roulé sur l’or, certains enchainant les petits boulots pour ne pas se retrouver sans argent à la fin du mois. Mais depuis quelques années les étudiants sont surendettés ! Retour sur ce qui est en passe de devenir un véritable phénomène de société.

Des étudiants emprunteurs dans les filières les plus couteuses

Les étudiants emprunteurs sont environ 120 000 par an et se concentrent majoritairement dans les cursus chers. Ils sont 11,5% en école de commerce, 6,7% en école d’ingénieurs mais aussi 4,9% dans les filières médicale et paramédicale, notamment les étudiants en kinésithérapie comme le raconte Améliane Michon, présidente de la Fédération nationale des étudiants en kinésithérapie : « La plupart des étudiants en kiné ont, en moyenne, suivi deux années de préparation privée payante, entre 4 000 et 6 000 euros par an. J’en ai personnellement fait trois ! Et j’ai réussi le concours d’entrée dans une école elle aussi privée. Les droits d’inscriptions s’élevaient à 8 300 euros par an. Mes parents ont pu me payer mes années de prépa mais pas les études. J’ai donc dû emprunter 15 000 euros ».

Actuellement Améliane rembourse 90 euros par mois d’intérêts et d’assurance et devra, après sa troisième année d’école, faire face à des mensualités de 400 à 500 euros par mois. Le problème c’est que la jeune femme rêve de travailler dans un hôpital une fois son diplôme en poche mais, dans ce type de service, les salaires sont proches du SMIC. Autrement dit, elle sera obligée d’exercer en libéral pour rembourser son emprunt, tout comme un grand nombre de ses camarades.

Des emprunts difficiles à obtenir

Mais, l’endettement des étudiants n’est pas le seul problème d’ordre financier auquel ils sont confrontés. En effet, même pour obtenir un prêt ce n’est pas simple ! Dans la majeure partie des cas les banques demandent que les parents se portent caution et l’institut financier passe alors au peigne fin leurs revenus présents et futurs.

Néanmoins, dans certains cas la Banque publique d’investissement peut se porter caution pour des prêts contractés chez cinq banques partenaires à savoir la Banque populaire, le Crédit Mutuel, le CIC, la Caisse d’épargne et enfin la Société Générale. Mais ces emprunts sont limités à 15 000 euros ce qui n’est pas suffisant pour les étudiants des filières les plus couteuses comme les écoles de commerce où l’année d’étude avoisine rapidement les 10 000 euros.

C’est dans cette conjoncture que certaines écoles de management envisagent la possibilité de réduire leurs frais de scolarité, à l’image de l’Edhec installée à Lille et à Nice qui vient « d’engager un travail d’optimisation des coûts dans le but de réduire les frais de scolarité » comme l’indique Olivier Oger son directeur. Selon lui, avec 41 000 euros pour quatre années d’études, « on arrive aux limites de la capacité de financement des familles et la crise économique n’arrange rien. Aux États-Unis, les augmentations sans fin des droits sont terminées ». À l’instar de l’Edhec, d’autres écoles telles que Toulouse Business School (TBS) et Neoma, l’école née de la fusion de Rouen Business School et de Reims Management School ont décidé de stopper l’augmentation des frais de scolarité.

Tout cela montre bien une chose : il est de plus en plus difficile pour certains étudiants de financer leurs études. Parmi les bacheliers, tous les ans, certains doivent renoncer à la filière de leur rêve car leurs parents n’ont pas les moyens d’acquitter les frais de scolarités et ne bénéficient pas des ressources nécessaires pour se porter caution du prêt de leurs enfants.

 

 

 

Commentaires

Peut-être que si certains très mal intentionnés n'avaient pas ridiculisé voir humilié les personnes âgées ou vieux dénomination la plus courante dans la bouche de nombreux jeunes bobos vrais parvenus ,peut-être les choses seraient -elles différentes pour ces étudiants
On ne fait pas d'omelettes sans casser des œufs
Et quand on sait qu'avant des parents avec un seul salaire et plusieurs enfants arrivaient tout de même à payer des études à leur progéniture peut- être appartient -ils aux parents en premier à apprendre ce que signifie le mot *sacrifice *
C'est à de nombreux parents qu'il appartient de regarder la vérité en face et d'apprendre à vieillir plutôt que de vouloir imiter leurs ados et surtout qu'ils apprennent tout comme les anciens à ne pas se laisser inflencer par les médias et les donneurs de conseils qui pour beaucoup ne sont parents que le temps de vérifier leurs théories issues de bouquins axés sur la sociologie

Écrit par : lovsmeralda | 16/10/2014

Et sans doute ignorez vous comme beaucoup d'autres le nombre de Suisses à l'AI ,se privant de tout pour ne plus avoir à payer d'impôts
Impôts qui seront payés par le peuple bien évidemment
Quand une classe politique préfére avoir des indigents pour mieux les manipuler il appartient aux autres d'assumer

Écrit par : lovsmeralda | 16/10/2014

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